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    21 août 2008 - Fête de Saint Christophe
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Ecoutez Michel Froissard au micro de RCF :


lundi 17 mars 2008
 Anita, gestionnaire à Saint Gabriel

Guinée

Entre l’arrivée au port et dans nos stocks au dispensaire, les médicaments mettent un mois à nous arriver. Ici je peux voir quasiment la totalité de chemin des médicaments qui sont distribués au dispensaire, des étagères jusqu’à l’emballage dans de petits cornets et la distribution à la fenêtre de la pharmacie.

Cette année passée au dispensaire, le fait de travailler avec des gens très différents de moi en est pour moi une grande richesse. L’écoute, compréhension et patience sont tellement importantes. L'endroit où tout le monde se rencontre après le travail c'est la table de répartition des médicaments. C'est un moment de détente et une possibilité de mieux connaître entre volontaires et salariés locaux. Professionnellement, j’apprends aussi beaucoup des guinéens qui travaillent avec nous – il y a aussi un savoir faire et une expérience local !
En plus de mes fonctions de gestionnaire, je remplace aussi une volontaire à l’orphelinat. Là encore, c’est une réelle nouveauté pour moi mais je sais que le Seigneur me donnera la grâce d’accomplir cette chose que je ne maitrise pas encore.

mardi 19 février 2008
 Marine, infirmière à Saint Gabriel

Guinée

Nous essayons avec le personnel Guinéen de servir chaque malade comme s’il était le Christ lui même. Et c’est très beau de voir comme le travail uni des Guinéens et des coopérants depuis vingt ans, touche les gens bien au delà du quartier de Matoto et même en dehors de Conakry.

En arrivant en Guinée j’ai été très frappée de voir comme les portes s’ouvrent lorsque l’on dit que l’on est du dispensaire Saint-Gabriel. Combien de «tracasseries policières » nous avons évitées lors des nombreux barrages routiers. Il y a toujours quelqu’un qui connaît le dispensaire et qui explique aux autres que nous sommes là pour soigner leurs enfants. Alors on se dit que notre travail n’est peut-être pas grand-chose en lui-même mais que c’est sa continuité qui importe. Une goutte d’eau parmi tant d’autres peut-être, mais une goutte indispensable pour remplir le vase.

Je me rends compte quotidiennement de l’importance de forfait médical du dispensaire. C’est bien grâce à lui que nos patients peuvent continuer à se soigner, parfois à être hospitalisés chez nous. Figurez-vous qu'ici, dans les autres établissements de soins, chaque chose doit être payée. Le lit, les médicaments, les bandelettes éventuelles et même le petit cahier d’écolier servant à écrire le diagnostique – et c’est la famille qui s’occupe de faire le ménage, nourrit le malade et bien d’autres choses. Même l’opération doit être marchandée au préalable !

mercredi 06 février 2008
 Ana, médecin dans l’équipe de Michel Frossard

Guinée

Saluer en 6 ou 7 langues différentes, en soussou, peuhl, malinké, anglais, créole et franco-guinéen, est devenu un exercice régulier pour moi. S’occuper d’un patient dans sa langue natale est déjà un réconfort pour lui et le début d’un réel et fraternel contact.

Avec les autres volontaires nous n’avons pas le temps de nous ennuyer ou de nous reposer. Entre le service nutrition (avec un nouveau bâtiment !), la maternité, la néonatologie, nos journées sont chargées. Et je ne compte pas les visites faites aux prisonniers ou le soutien scolaire !

Notre gros problème au dispensaire est la valse des médecins.

Les salaires à Saint Gabriel ne sont pas très hauts : pour rester il faut vraiment le choisir ou mieux recevoir un appel de Dieu à servir les pauvres, au détriment du salaire. Quelques mois avant mon arrivée, deux consultants, Ibrahima et le Dr Moussa étaient partis travailler pour MSF, où le salaire est nettement supérieur. Jean Baptiste, le médecin de la consultation adultes, est parti début novembre. J’ai trouvé un remplaçant…mais il avait d’autres projets en cours : il est parti se former à l’étranger. La Providence nous a envoyé Ibrahima, qui a pris deux semaines de ses vacances pour venir nous aider…Reste à trouver un médecin guinéen…compétent, honnête et qui se sente appelé à travailler au dispensaire. Je confie ce souci à votre prière.

Depuis quelques temps, nous avons une nouvelle bénévole de choc. Deux jours par semaine, Dominique, expatriée française, quitte son hôtel et ses réceptions pour mettre une blouse blanche et aider à la pharmacie et à la nutrition. En plus, elle nous fait de la publicité auprès des chefs d’entreprise susceptibles de soutenir notre mission.

Depuis novembre dernier Fidesco a décidé de mettre en place un comité de pilotage pour définir dans la durée ce que devait être les grandes orientations de Saint Gabriel. C’est une réelle grâce pour nous de savoir que l’équipe parisienne veille sur nous et définit avec plus de recul comment le dispensaire peut évoluer et continuer à rendre d’immenses services à la population locale.




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 samedi 29 novembre 2008
Paris
Week-end découverte Fidesco
Pour être invité : envoyez votre candidature (CV et lettre de motivation) à fidesco@emmanuel.info.




 
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